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    August 06

    Attendre


    Attendre. Toujours attendre. La patience est la clé du paradis. Et du succès. Disaient-ils. Alors j'attends. Encore. Et toujours. C'est chiant, à la longue, d'attendre. Et un peu facile, aussi. Et tellement frustrant. Mais agir, toujours et encore. C'est fatiguant, aussi, à terme. Et parfois très difficile, en définitive. Que faire, alors ?! Agir en attendant, ou attendre en agissant ... telle est la question.
    Suivre sa voie tout en créant ses propres opportunités, répondront les uns.
    Créer sa propre voie en suivant les opportunités offertes, répondront les autres.
    En fin de compte, le résultat reste le même ... On attend sur les gens, imperceptiblement. Et agir n'en vient pas toujours à bout. La question qui demeure, est de savoir si on a envie d'attendre, si ces gens en valent la peine. Si oui, alors il devient temps d'agir. Ou de prendre le risque d'être déçu.
    Finalement, agréable et secourable est l'idée que l'on se retrouvera tous au Paradis ... Plus besoin d'attendre. Ni même d'agir. On se reverra de toute façon un jour ou l'autre ...
    Mais si cette idée n'est qu'une idée, alors tout reprend ... L'attente optimiste et pleine d'espoir reprend. L'élaboration de stratégies d'agir reprend. La déception de ne rien voir se profiler reprend.

    Tout ça pour dire que ... Attendre ... J'en ai marre d'attendre. Et pour tout vous dire, la patience n'est pas toujours la clé du succès et du Paradis. Agissons ! Agissez ! Qu'ils agissent !
    July 31

    Oh non, pas les hauts ... Mais Paléo !


    Oui, Paléo 08, belle cuvée !
    Il y aurait tellement à dire, que les mots me manquent.
    Le plus grand regret, c'est que ça n'aie pas duré plus longtemps.
    Car finalement, je n'ai même pas eu le temps de me vider l'esprit, ni de régler certaines choses.
    Mais ceci n'est que détail en regard des mille et uns moments de bonheur qui ont embelli cette semaine de folie (et de folies !).
    Des rencontres extraordinaires, des concerts magnifiques, des souvenirs impérissables, des rires qui résonnent encore, une semaine hors du temps et de l'espace qui ne saura être égalée que par la prochaine.
    Je tiens à saluer chaleureusement tous ces personnages fabuleux que j'ai côtoyé durant ces quelques jours non moins fabuleux ; ils ne m'ont peut-être pas permis d'oublier ce que j'avais à oublier, mais ils m'ont ouvert de nouveaux horizons et redonné le courage de continuer sur mon chemin.

    Big up à tous, et à l'an prochain (si ce n'est pas avant !!!).




    PS : Je tiens à préciser que les photos jointes dans l'album correspondant à ce billet ont été prises par Fredo, que je remercie d'avance de m'autoriser à les utiliser, et que je félicite pour leur qualité ...

    July 16

    Juillet dans ma vie


    Hé bien voilà, suffisait de demander, et ça arrive ! Me voilà partie pour une nouvelle édition de Paléo, après une année de "repos", qui n'en était d'ailleurs pas, si je me souviens bien, puisque je bossais, puis révisais, ou pas, enfin bref, peu importe si je ne me souviens pas ce que je faisais l'été dernier, l'élément essentiel ici étant que je ne fus pas à Paléo. Or, donc, après les quelques remous d'imprévus dans mon été - d'abord, je voulais aller, puis je pouvais plus, puis enfin, j'étais re libre - me voilà devant une évidence : je vais paléoter !


    Et quel plaisir, quel bonheur, quelle joie !!! Et le mieux, dans tout ça, c'est que si je trouve un ami qui est libre et qui a envie, j'aurai pu choisir mon propre binôme. Si c'est pas merveilleux, quand même. Bon, le moins merveilleux, c'est que aucun de mes amis mâles ne sera libre, en vacances, ou en envie pour venir bosser à la sécurité du Paléo, mais bon, l'espoir aura été là.

    Dans tous les cas, même si la programmation ne m'éblouit et ne m'apocalypse pas tant que ça, je me réjouis, ça va être sympa, y a à boire, à manger, à écouter, et même à regarder, alors que demande le peuple, je vous le demande !!!!


    July 02

    Des vacances forcées ...

    Hé oui, me voilà en vacances forcées, et je n'ai même pas la moindre petite chose à faire. Oh, oui, j'essaie bien de m'occuper un tant soit peu, mais pas de voyage fou en perspective, pas de réjouissance folle, pas de youhouhou ni de troooop bien dans l'air. A quoi bon alors se retrouver en vacances ... Forcées, oui, toute la nuance fait la différence ... Et ce qui m'enrage le plus, c'est que justement, j'avais prévu mille choses, à la base, pour le mois de juillet, que finalement, j'ai laissé tomber parce que j'avais décidé de me booster à fond pour cette connerie d'uni, et que finalement me revoilà à la case départ d'un mois de juillet plus ou moins libre, mais sans rien à y faire ...

    Enfin soit ... N'y pensons pas, ne nous énevons pas, demain tout ira mieux tu verras, même si demain c'est loin, on y parviendra, tu verras.
    June 26

    Que c'est bon de prendre un jour de congé ... en bonne compagnie !


    Oh oui, que c'est bon de faire fi de son travail, comme ça, sur un coup de tête, sans réfléchir, en suivant son coeur, son instinct, son corps, son intuition, son désir ... ! Et que c'est encore meilleur de le faire en charmante compagnie, de partager ce moment de repos insousciant et léger, limite vacancier, avec un être cher, de se laisser aller au gré du flot de la journée à deux !

    Le seule truc moins drôle, dans l'histoire, c'est de se retrouver le lendemain, et d'avoir à se remettre au boulot ... avec un jour de retard, ce qui signifie complètement à la bourre !

    Mais peu importe, finalement, ça fait toujours du bien de se reposer un jour par-ci par-là, et ça recharge les batteries ! Oui, celles-ci mêmes que l'on déclarait à plat il y a quelques jours ...

    Comme je disais ... il y a bien une manière de les recharger ... surtout avec la bonne personne ...

    Et fi de tous vous qui allez me dire que je m'enfonce et m'enfonce dans mon trip affectif ... C'est trop bon ... Nous sommes nos drogues respectives et mutuelles ... C'est ainsi ... Nous avons besoin l'un de l'autre ...

    Et je vais réussir ces foutus examens d'ethno, parce que je suis forte, et que eux, ils sont imbus. D'eux-mêmes, oui, cela s'entend. Saleté d'ethnologues, je vous le dis bien ! Et dire que j'en serai une, d'ici un peu plus de deux mois ... Beurk ! Heureusement que, pour ma part, je couplerai cet attribut à celui de journaliste ... Oui, ethno-journaliste, c'est vachement plus respectable, comme situation.

    Anyway ... Fini de bronzer ... Allons manger !


    June 22

    Promenade introspective


    Dimanche, 21h08, les épaules et le décolleté tout cramés.

    Le Gros-de-Vaud est peut-être réputé pour son accent, je pourrais maintenant lui faire de la pub pour son soleil ! Qui l'eût cru : on peut aussi choper des coups de soleil au fin fond de la campange vaudoise ...
    Comme quoi, au fond, tout peut arriver. Et surtout quand on ne s'y attend pas.

    Oui, ou plutôt non, je n'invente rien en disant cela. Et c'est bien ça qui est fâcheux : je n'invente rien. Bien au contraire, il semblerait que je sois devenue plutôt vide. Je veux dire ... mon cerveau est devenu plutôt vide, mon inspiration est devenue inexistante, mes mots sont devenus néant. J'écrivais il y a quelques temps de cela que l'on écrit mieux, ou que l'on a plus d'inspiration lorsque l'on est bouleversé, noir, au fond du trou. En substance. Hé bien à en croire la soudaine et actuelle négation de mes talents scripturaux, il faut croire que je suis au top du bonheur. Ou que je vis dans un vide profond. Ou encore - et c'est cette version qui est, à mon sens, la plus proche de la réalité - en total manque d'énergie, de motivation, de jus.

    Tristesse infinie, oui, en effet. Mais ... trop d'efforts tue l'effort, et ... à force d'en faire, je crois bien avoir vidé définitivement toute ma réserve d'énergie ! Bien malheureux, en effet, car je suis plutôt dans une phase intellectuelle où j'en aurais extrêmement besoin. Mais le problème est que je ne sais plus où aller la chercher, cette énergie. Mon éternelle force intérieure commence - plus que - gentiment à arriver à bout. Comme si on avait un certain montant de force et d'énergie pour toute la vie, et que j'avais déjà tout utilisé.

    Ce qui n'est pas très encourageant lorsque l'on pense que je n'ai accompli qu'environ ... un tiers de ma vie, voire un quart si l'on estime que je vivrai 100 ans. Et ce n'est même pas une cure de sommeil qui pourrait régler le problème. Comment faire donc pour recharger ces batteries qui sont complètement à plat ?!

    Quoique ... j'aurais peut-être bien la solution ... Mais je sais que tous autant que vous êtes, vous me direz que ce n'en est pas une. Du moins pas avec la personne à laquelle je pense. Moui. En effet. Mais ... qui d'autre ?

    Ainsi donc la boucle est bouclée. Ma fin est imminente. Vous serez naturellement tous invités à mes funérailles ...

    June 01

    Yourte, marmotes and sun @ Rochers de Naye ... les 25 ans de Sophie


    A tous vous qui étiez là, à tous vous qui n'étiez pas là, à tous vous qui aimez l'insolite, à tous vous qui aimez le conventionnel
    Cette petite bafouille mongole et montagnarde pour vous faire (re)profiter de cette ptite soirée/nuitée en yourte aux Rochers de Naye pour le quart de siècle de notre copine Sophie, qui était une ptite escapade fort agréable et fort appréciable, même si quand y en a plus, on en veut encore, et que les vacances, bin c'est pas pour tout de suite !!!

    Merci donc à Sophie pour l'organisation, merci aux personnes présentes pour la bonne humeur, la bonne ambiance et tout et tout, et merci au contrôleur du train de ne pas m'avoir fait payer !!!

    Et voici pour vous ces quelques modestes images de la non moins modeste épopée !



    May 26

    Week-end de l'imprévu, imprévu du week-end ...


    Aujourd'hui, j'ai vu une vieille dame avec des cheveux aussi oranges que ceux d'un clown ...
    Un type au nom chinois se met à m'envoyer des messages dans le plus parfait des français ...
    Je me retrouve à Vevey un dimanche après-midi que je pensais passer à Renens avec celui que j'aimerais être mon amoureux mais qui n'est que mon amant, ou plutôt devrais-je dire mon maître ...

    Aux pieds des montagnes et les miens presque dans le lac, je me laisse imprégner par l'atmosphère paisible et pourtant si puissante du lieu. Un écrin de nuages semble tenir chaud aux cimes du Midi. Comme si le ciel avait peur de s'y piquer, cactus gigantesques striés de noir et de blanc. Comme si là haut les couleurs n'existaient plus. Comme si là haut tout se confondait. Comme si tout là haut tout ne faisait partie plus que d'une seule et même essence.

    L'on dit que les grands esprits se rencontrent. J'en ai croisé un il y a quelques temps. Nous sommes maintenant liés perpétuellement. Il suffit de penser à lui, et il surgit. Il suffit de penser à une chose, et il a la même en tête. Et pourtant, cet esprit se refuse à reconnaître à ce lien toute sa puissance.

    C'est fou ce que les expériences peuvent nous forger, et pas toujours de la bonne manière !

    Alors vivons, mes amis, croquons-la toutes dents affutées, et soyons heureux !

    (ouaip, je sais, ma prose est de qualité nettement moins folle lorsque je parle bonheur, joie et optimisme que lorsque je parle réalisme relativiste noir et sombre !!!)
    May 24

    Une arche dans le ciel


    Mes biens chers frères, mes bien chères soeurs.

    J'ai enfin fini la torture des week-ends entiers au boulot, des dimanches pourris à servir des clients encore moins heureux d'être là que moi, et voilà qu'il orage, tonne et pleut. Mais quelle bonheur, dites-donc ! Moi qui suis une "fleur parmi les fleurs", comme ils disent, je vais être bien arrosée !!! Bien dommage que j'aie fini ma croissance il y a déjà quelque temps, sinon, j'aurais pris dix centimètres d'un coup !

    Considérant en plus le fait qu'avec mon bol légendaire, il risque de n'y avoir aucun de mes potes au Mad, mon samedi soir de libération et de décompression risque de se finir ... toute seule chez moi à regarder un film en buvant des coktails !!!

    Mais que peu me porte, au moins, ainsi, je serai en forme demain et je pourrai aller me promener où que bon me semble. Et pourquoi pas sur le lac, d'ailleurs. A condition qu'il fasse beau, bien évidemment, encore que, en même temps, par temps d'orage, c'est fabuleusement magnifique aussi !

    Tout ça pour dire que, fidèle à elle-même, Mère Vie se réjouit toujours de nous surprendre au détour des plans que nous prévoyons ... Et c'est ça qui est bon ! Même si en effet, ce qu'elle nous concocte en lieu et place de ce que nous avions planifié n'en est pas toujours du même accabit, voire jamais bien au contraire, finalement, c'est ça qui est chouette. Et souvent, ça se révèle tout aussi bien, voire mieux bien au contraire. Le pouvoir de l'imprévu, que j'appelle ça. Encore faut-il y être ouvert, il est bien vrai.

    Et en réalité, ce n'est pas la pluie qui m'empêchera de profiter de mon samedi soir, premier du nom depuis ... environ bientôt deux mois. De toute façon, la vie est belle, chic et pas chère, comme le dit la chanson ...

    May 06

    Sérénité attitude


    Peut-être est-ce tout ce soleil, ce beau temps et cette chaleur,
    Ou peut-être l'acharnement intellectuel sur mon mémoire.
    Une chose est sûre : la sérénité s'est installée.
    C'est un sentiment fort agréable, nourrissant, intense, entier.

    La force est revenue, parce qu'au fond, elle n'était jamais partie.
    La force a refait surface, parce qu'au fond, l'adversaire n'était pas assez menaçant.
    La force reprend son droit, parce qu'au fond, rien ne peut me vaincre.
    La force est là, parce qu'on fond, je le vaux bien.

    On dit que le travail soigne de tous les maux.
    Finalement, ce n'est peut-être pas si faux.
    En tous cas, c'est un moyen pour ne pas penser.
    Et pour ne pas se laisser perturber.

    Youhouhou, petites fleurs, oiseaux, couleurs et odeurs,
    De joie vous remplissez mon coeur,
    Et bientôt vous emplirez ma vie de bonheur !

    Bon, la poéterie de ces phrases ne saute pas vraiment aux yeux, mais la fatigue brouille un peu les connexions neuronales de mon cerveau et m'empêche de vous gratifier de ma plus belle prose, alors voilà, sourions, et travaillons !

    Et n'oubliez pas, la patience est la clé du paradis, et l'acharnement en est la serrure !
    May 02

    Doubt attitude


    To doubt or not to doubt ... that's the question !
    En ce moment, la réponse serait plutôt to doubt ...
    Et les doutes se posent sur les personnes qui veulent le beurre, l'argent du beurre, et la beurrière qui va avec, voire même les épinards que l'on ferait cuire dedans !
    C'est incroyable de constater ce que la société fait de nous ...
    Le monde du tout, tout de suite, et au complet, fait de nous des gens égoïstes qui veulent tout, tout de suite, entièrement, et sans faire aucun effort pour l'avoir. Et cela nous donne des relations à sens unique, dans lesquelles seuls les pauvres gens un peu rêveurs, optimistes, voire utopistes, se lancent corps et âme, se dévouent, et ne récoltent que ce que les autres veulent bien leur donner, c'est à dire pas grand chose.
    Triste est devenue la vie ici-bas.
    Et pourtant, elle pourrait être tellement belle, si ces personnes-là voulaient bien donner un peu d'elles-mêmes ...
    On sait tous que je ne suis pas faite pour vivre ici, dans la trépidence égocentrée de l'Occident. Et cependant, ce n'est pas faute d'essayer et de faire des efforts.
    Et pourtant, je ne reçois même pas les racines des graines que je sème ...
    Quel choix me reste-t-il alors ?!
    Douter, encore et toujours, vaciller entre le trop et le trop peu, hésiter entre trop me donner, m'oublier et m'en aller.
    Tu sais que je n'attends qu'un mot, qu'un geste, qu'un regard, qu'un petit quelque chose qui me dirait que je ne me trompe pas, que je suis sur la bonne voie, que les sacrifices seront récompensés. Mais rien tu n'en fais, même pas un signe, une image, un coup de vent.
    Alors je bois, pour oublier, pour supporter.
    Mais ma force est victorieuse, et j'aurai le dernier mot. Je t'aurai, à l'usure peut-être, mais je t'aurai. Je ne peux pas croire que le contraire se réalisera.
    Plus tu t'enfuis, plus je te couraterai.
    Tu ne veux pas de moi ? Dis-le simplement.
    Tu ne veux qu'un bras ? Je ne te donnerai même pas un doigt.
    Avec moi, c'est tout ou rien, et puisque tu ne veux que la moitié du tout, tu auras encore moins que la moitié de rien.
    Tant pis pour toi.
    Et pour moi.
    La vie me donnera raison, un jour ou l'autre, et ce jour-là, c'est celui où tu pleureras, où tu regretteras de ne pas avoir saisi ce que maintenant tu as.
    Nous sommes trop différents, et pourtant tellement pareils, et c'est bien ça notre faiblesse, notre frein, notre malheur.
    Je t'aime moi non plus, ce n'est pas qu'une chanson, c'est notre histoire.
    Et maintenant, je t'aime, mais aussi je te hais.
    Il vaut peut-être mieux que je t'oublie, avant que tu ne me détruises.

    Ti amo per sempre
    April 23

    Point n'est tant besoin d'un titre ...


    Bien longtemps que je n'ai point laissé trace de ma griffe par ici ...
    Je m'en excuse platement.
    Mais il faut dire, les événements se succèdent, et il n'est pas toujours facile de les suivre. Je veux dire ... Le temps manque parfois, et même souvent, pour accomplir tout ce qu'on voudrait.
    Mais peu importe.
    Vous savez maintenant que je suis vivante, c'est l'essentiel ...
    ;o)


    April 09

    Les Crêtes


    C'est l'histoire d'une fille qui avait dû déménager ...

    Elle se trouvait à Neuchâtel, dans un chouette appartement un peu défraîchi, en haut d'une petite colline, avec vue sur l'Entreprise Marti et leurs paneaux "travaux", avec des voisins un peu fous, et deux merveilleuses colocataires (quoi, on dit colocatrices ?!).

    Un jour, Fate et la vie ont décidé que tout ce petit bonheur avait suffi ; il était temps de changer d'horizons, de changer d'air. Alors les routes se sont séparées, notre héroïne s'en est allée par les monts de Lausanne. Après tout, quitte à avoir habité six ans (Dieu que le temps passe vite !!!) sur une petite colline, autant tester - pour combien de temps, cela reste à voir - de plus grosses collines.

    Elle s'installa donc en haut de l'une des nombreuses collines lausannoises, en haut d'une jolie petite maison, au milieu des oiseaux et des arbres, près d'une jolie église (au point que le dimanche, elle se croirait dans son Yens de village natal).

    Et en voici quelques clichés, chers lecteurs, pour que vous voyiez, et en soyiez rassurés, que notre héroïne est fort bien installée dans son petit nid douillet.


    March 27

    Petit roman pour après-midi ennuyeuse

     

              Un oiseau passe au-dessus de ma tête. Destinée étrange que d’être oiseau : à quoi cela sert-il ? Quelle utilité, quel but à la vie d’un de ces charmants volatiles chanteurs ? A rien. Vraiment ? Et même, le cas échéant, à quoi sert la vie d’un chat, d’une tortue ou d’un papillon ? A pas grand-chose, peut-être, également.

     

             Mais d’aucun rétorqueront que celle d’un homme – d’un être humain, donc, cela va de soi – n’est pas moins dénuée de sens ! Et bien oui, finalement. Ce n’est pas parce qu’il a un intellect et une conscience que l’homo sapiens sapiens est sur terre pour accomplir un dessein nécessaire ?

     

             Mais je m’évade dans des pensées bucoliques. Qu’évoque un oiseau aux mille couleurs flamboyantes si ce ne sont de vastes horizons vert pétant, luxuriante nature aux douces saveurs et aux lumineuses teintes. Mais la vue d’une telle beauté sauvage lance mon esprit à la conquête d’un autre monde étrange et non moins fascinant : le mâle.

     

             Drôle de race s’il en est. Mais tellement excitante. Tellement compliqué, tellement particulier, tellement pompant, parfois, aussi, et tout autant chiant, mais tellement important dans nos vies ! On ne s’en passerait pour rien au monde. Serions-nous masochistes ? Assurément un peu. Mais qu’y faire ? Finalement, c’est le propre de la race opposée que d’être attirée par son contraire. Alors à quoi bon résister, on n’échappe pas à sa destinée.

     

             Quoique parfois, ça ferait du bien, parce que les tentations sont beaucoup trop grandes, et les contraintes et autres interdictions beaucoup trop astreignantes. Impossible de faire quoi que ce soit. Dans ces cas-là, on ne rêve que d’une chose : échapper à cette loi implacable de l’attirance. Ou être passé dans les ordres, bien que cela ne dispense pas forcément de tomber sous le joug du dieu Apollon …

     

             Outre ces considérations hautement philosophiques, je commence à voir rouge. Tout ça pour une histoire d’eau. Oui, enfin … l’amalgame putatif est certes quelque peu déroutant et absolument aléatoire, mais étant donné l’état actuel du psychisme de l’auteur, on ne peut guère en espérer mieux. Toutefois, quelques envolées spirituelles et philosophiques planent dans l’immensité de mon esprit, qui me poussent à continuer plus avant ma réflexion existentielle.

     

             En réalité, ce qui ressort de cette épopée introspective, c’est qu’il faut arrêter de penser que tout nous est dû. Je veux dire par là, que tout va nous tomber sur la tête comme ça, en claquant des doigts. La  vie n’est pas servile à ce point, et même pas du tout ! Le t-shirt de Spoke dit « be what you want to be », à cela je rajoute « make your life what you want it to be » ! Je ne garantis pas la traduction littéraire anglaise, mais en tous cas, le principe reste prouvé.

     

             Très bêtement et très simplement : il s'agit de faire table bien rase de temps en temps des éléments perturbateurs, des éléments qui font mal et qui torturent, de les jeter bien bien loin de nous, de les oublier, de les détruire, de les brûler, au point de ne même plus reconnaître leur nom lorsqu'il est proféré. Et là, je dirais, c'est à ce moment-là que la guérison est ligne de mire. Non, mieux : qu'elle est effective. Car comme l'a dit je ne sais plus qui : l'amour, c'est comme la guerre : très facile à commencer, très dure à arrêter !

     

             Allez, je vais aller m'occuper de celles qui me sont fidèles ... Mes amies les plantes vertes ...

       

    Le seul démon qui soit est le fiel stagnant dans le cœur des hommes.

     

    La prise de conscience de la limite de nos sens habituels est la première démarche à accomplir, mais sache bien, si tu veux que ta vie soit belle, que cette démarche doit dépasser de loin la simple compréhension intellectuelle des faits.

    Elle doit déboucher sur une réflexion spirituelle propre à chacun de nous et qui doit nous amener à considérer le monde et les êtres au-delà du voile trop souvent opaque des apparences.

    Tu feras travailler ton cœur, rien que ton cœur.

    Tu penseras avec lui et par lui.

    Si tu sens cela intimement, je n’ai plus rien à réveiller en toi.

    March 19

    Adieu, chers Brandards ...


    Petite pensée matinale ...

    Cette nuit fut ma dernière dans notre mythique Maison du Bonheur et des Plaisirs des Brandrads ...
    Cette journée est ma dernière dans cet appartement rempli de souvenirs ...
    Ces heures seront les dernières dans ce lieu de folies et de délirs ...

    C'est bizarre, mais je ne conceptualise pas encore du tout. Même si mes meubles sont vide, si mes murs sont nus, quoique sales, même si le parquet est brut, même si ça résonne au moindre son, je n'arrive pas à me dire que les Brandards, c'est bel et bien fini. Faut dire, ça fait quand même cinq ans qu'on traîne nos savattes dans ce petit coin neuchâtelois, on y a presque pris racine, nos corps et nos âmes y sont attachés, liés, collés. Et il est par conséquent un peu étrange de se dire que voilà, c'est fini.

    Sans célébration, d'ailleurs. Même pas à trois. Dans la plus triste des indifférences polies. C'est dommage. La fin n'est de loin pas à l'image de tout ce qui a été vécu ici. Je vais me répéter, mais c'est dommage. Je n'aime pas finir les choses dans la baclitude. Dans le déni. Dans l'oubli. Car ça annihile et ternit toutes les belles choses qui se sont passées, tout ce qui faisait la force de cette folie brandardienne.

    Mais soit. Cette petite bafouille pour marquer le coup de la fin, quand même. Et peut-être aussi pour m'aider à réaliser que cette fois ça y est, on y est, et après tout, j'en suis très heureuse. Car qui dit fin, dit début. Bin oui, on quitte un endroit, c'est pour se retrouver dans un autre. Et cet autre ... il me tarde de me l'approprier pour de bon en vrai tangiblement !!!

    Alors plutôt que dire au revoir les Brandards, disons bonjour les Crêtes ...


    March 04

    Inspirations Paaadréennes ...


    ... si loin de toi mon amour, si loin de toi ...
    ... je te sens, je te joue, je te mise, je te perds, je te veux, je m'entête, je remise, je reperds, je rejoue ...

    Il y a de cela quelques jours, notre très vénéré Paaadre a écrit un article sur son blog, à propos d'un coup de blues qui l'avait chopé par surprise au détour du coin de son lit. Ce coup de blues était, selon lui, en partie dû à l'apparente éternité de son célibat et aux hommes en généra, qui sont de vrais couillons [le mot est de moi, pas du Paaadre] car ils ne sont pas capables de voir que le bonheur est juste là, à portée de mains. Le bonheur étant, en l'occurence, notre Paaadre. Qui enrage contre la trop fameuse et [selon lui] minable excuse du "je ne voudrais pas gâcher notre amitié".

    Or, en tant que frangine cosmique d'une part et adepte de la Claude-Jean-Celia-Positive-Euphorique-Attitude, je me suis sentie en devoir de lui laisser un petit commentaire remotivant, consolant, relativisant, militant, bref, un commentaire sensé faire passer son blues. Parce que merde, les hommes, ils ne méritent pas qu'on ait le blues pour eux. Ni les femmes, d'ailleurs. Et surtout, la vie n'est pas faite pour avoir le blues. Imaginez : vous avez le blues aujourd'hui, et vous mourez demain. Vous aurez perdu votre dernier jour sur terre parce que vous aviez le blues. C'est tristement pathétique, et surtout bien malheureux ! Enfin bref. Mon petit commentaire s'étant cela dit très vite transformé en roman philosophique, je ne vous ferai pas l'affront de l'exposer ici. Et pourtant, très bien, le commentaire ;o)

    Toujours est-il que la vie étant ce qu'elle est, et Fate étant lui aussi ce qu'il est, j'ai bien failli changer mon fusil d'épaule ... Hé oui. J'ai eu droit à une claque mémorable, dans les règles de l'art, mythique et fabuleuse. Une bonne grosse sale claque. Du coup, dimanche et lundi le moral n'était pas tellement là. Mais soudain, j'ai réalisé que finalement, cette claque, j'en avais juste besoin. Elle m'a fait terriblement mal, oui, c'est vrai. Et on n'a pas besoin d'avoir mal. C'est vrai aussi. Mais on a parfois besoin de bons coups de pieds bien placés pour repartir sur les rails, pour passer à autre chose, pour avancer. Finalement, rien n'arrive sans but, et si je n'avais pas eu cette claque, aujourd'hui je serais encore en train de me voiler la face et d'espérer l'inespérable.

    Ce que je veux dire par là, c'est que ... même si ça fait mal, on se détache aussi vite qu'on s'attache. Et c'est comme ça qu'on évolue, qu'on fait du chemin, qu'on vit. Et en fait, même si ça fait mal, c'est ça qui est bien. Non, pas d'avoir mal, mais d'avancer. Et tant pis pour les gens qui vivent enfermés dans leurs pseudo-principes moraux à deux sesterces, qui ne voient pas au-delà de leurs propres représentations, qui ne voient pas autre chose que ce qu'ils veulent voir, et qui ne savent pas déchiffrer les Autres. Bien triste doit être leur vie.

    Et là, je dirais, j'ai envie de remercier mes deux sages philosophes Clodus et Juan. Sans qu'ils le sachent et sans qu'ils ne fassent quoi que ce soit, ils parviennent toujours à me faire voir la lumière et à me redonner le sourire.

    Alors je dis vive la vie, et gardons la foi, la foi en la vie, et la foi en nous !

    February 23

    Queuh jeuh l'aimeuh queuh jeuh l'aimeuh queuh jeuh l'aimeuh ...


    Non loin du coma,
    Non loin de l'ombre de mes rêves,
    Non loin de toi,
    A mille lieues de trouver la force de tout conter,
    Je n'ai qu'un mot en tête :
    Je t'aime.

    On dit que la perfection n'existe pas,
    Et c'est sans doute vrai.
    Mais tu es le plus parfait des imparfaits,
    Tes défauts font tes qualités,
    Et tes qualités cachent tes défauts,
    En un mot : je t'aime.

    Et là, vous attendez tous que je donne le nom de l'heureux élu, hein, bande d'abricots lubriques ?
    Hé bien le voici : 4ème, Rue des Crêtes 15.
    Hahaha, je vous ai bien eu, hein, chers amis lecteurs ?!!!
    Et maintenant que je vous ai donné son adresse, vous vous demandez de qui il s'agit, n'est-ce pas ?

    Hé bien simplement de mon nouvel amant : mon futur appartement dès le 1er avril 2008.
    Il est magnifique, splendide, fabuleux, on dirait un loft, miniature certes, mais après tout, je le suis aussi, il est donc simplement adapté à ma taille, et comme on dit, plus c'est petit plus c'est mignon.

    Et vous verrez, vous ne pourrez qu'acquiescer ...









    February 01

    Le Père Noël et moi, ou le traité de l'inconstance


    Ouhou, Simon, Kara !

    On dit que l'inspiration est plus forte lorsque les émotions sont les plus vives, les plus torturées. Hé bien moi je dis, pauvre de nous les écrivains si pour créer le meilleur il faut vivre le pire. Car rien n'est pire que de ne pas vivre le meilleur. Or, il n'est pas meilleur de ne vivre que le pire. Mais qu'est-ce que le pire quand on ne connait pas le meilleur ? Et qu'est-ce que le meilleur quand on ne connait que le pire ?

    Prenez un chewing gum, Emile ...

    Il parait qu'il est normal de déprimer dans la période qui va du 27 décembre au 6 janvier. Une histoire de karma (pas sutra, en effet), apparemment. Mais est-ce que cela vaut pour les autres mois de l'année ? Ou souffrons-nous alors de dépression chronique (dans quel cas nous devrions nous faire soigner) ? Ou devrais-je plutôt parler d'inspiration aiguë (dans quel cas nous devrions incessamment sous peu recevoir un Pullitzer) ?

    Vous prendrez bien un doigt de whiskey ?

    On n'est pas encore revenu du pays des mystères, dit Noir Désir. En effet, le mystère plane. Partout. Tout le temps. Pourquoi l'hypocrisie fourmille ? Pourquoi le capitalisme prospère ? Pourquoi le manque grandit ? Pourquoi tant de questions ? Et si peu de réponses ?

    Non, monsieur est Commissaire.

    La nature humaine ne cessera de m'étonner. De me surprendre. Mais aussi de me dégoûter. La vie ne cessera de m'enthousiasmer. De me réjouir. Mais aussi de m'attrister. Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Questions existentielles ô combien pertinentes, stimulantes et importantes. Mais finalement, à quoi bon se les poser, puisque la vie n'est qu'une mort lente.

    Moi je prendrai des gencives de porc.

    C'est drôle, les intuitions, quand même. Drôle n'étant pas vraiment le mot approprié. Etrange serait déjà plus de rigueur. On sent quelque chose, du plus profond de nous-même. Mais c'est quelque chose de tellement vague que l'on ne peut vraiment l'exprimer. C'est quelque chose de tellement flou que l'on ne peut vraiment en être sûr. C'est quelque chose de tellement imprécis que l'on ne peut savoir si l'on a raison ou pas. Et pourtant, c'est quelque chose de tellement intense que l'on finit toujours par réaliser que l'on était bel et bien dans le vrai.

    Il parait que c'est cette sensibilité-là qui fait les vrais artistes.

    J'espère que vous achèterez mes romans ...

    ;o)


    January 11

    La positivité euphorique attitude


    Il est vrai, ça l'aurait presque mieux fait en anglais. The euphorical positivity attitude. Ou quelque chose comme ça. Ca en jette, non ?!
    Ouaip, plutôt, j'acquiesce.
    Mais en tant que puriste de la langue française, et  que future correctrice de carrière, je me dois d'honorer mon patrimoine intellectuel naturel.
    Ainsi, je resterai fixée sur ma positivité euphorique attitude.

    Mais trève de bafouilles. Il faut à tous prix que je vous fasse partager les préceptes de cette philosophie, de MA philosophie, parce que franchement, franchement, elle est juste trop de la balle qui déchire la race de sa mère !
    Je ne sais d'ailleurs comment j'ai fait, ces quelques dernières années, pour oublier cette vérité si première, pour oublier cette attitude, pour, en fin de compte, m'oublier de la sorte.
    Car oui, je peux le dire, moi qui étais une si grande philosophe, un doux mélange entre positivisme, réalisme, relativisme, épicurisme, pascalisme, et je ne sais quoi d'autre encore, je me suis un peu perdue dans les méandres de ces dernières années. On mettra la faute sur l'Université et les Universiteux. Parce qu'il faut bien blâmer quelqu'un.

    Or, grâce aux belles et bonnes paroles du vieux sage Glaude, tout m'est revenu d'un coup. Tout me sembla clair, limpide, évident. Ma positive et euphorique attitude tant chérie était de retour, prête à m'aider à affronter cette 2008 annoncée comme pas tant folichonne par les horoscopes, mais comme incroyablement belle par moi.

    Enfin bref. Cet article n'a ni queue ni tête, et surtout pas de sens, et vous n'en savez toujours pas plus sur la positive euphorique attitude, mais sachez cette seule chose : plus rien ne peut me détruire, plus rien ne peut me faire du tort, plus rien ne peut me fair pleurer, plus rien ... ni personne !
    La vie est courte, et belle, alors profitons-en, merde !

    La vie n'est qu'injsutice, me répondez-vous ? Ouaip, c'est vrai, et je continuerai toujours à la dire, car c'est un fait. Mais ... et alors ? Il y a toujours pire situation que la nôtre, alors sachons apprécier et déguster ce dont Fate a bien voulu nous gratifier. Finalement, si l'on sait être heureux de la plus minable, désuette et ridicule des choses, ça veut dire qu'on est capable d'être heureux perpétuellement, quelle que soit la situation. Ca veut dire qu'on est fort. Qu'on est quelqu'un. Et qu'on emmerde tous ces gens qui ont tout, tout de suite, et sans effort.

    Moi je dis, dans la vie, tout est question d'acceptation. Tant qu'on n'accepte pas un certain état de fait des choses, on sera en trouble. Du moment où on accepte cet état de fait, le trouble nous quitte. Bon, évidemment, même en l'acceptant, on peut être triste de cet état de fait. Mais ... c'est ça, la vie, après tout, et si certaines choses ne marchent pas, malgré tous nos efforts, alors ça ne sert plus à rien de s'acharner à vouloir les faire marcher ! Il ne sert à rien de se prendre la tête trop aveuglément et trop longtemps pour ce qui de toute façon est voué à l'échec.

    Car de toute façon, comme disait le philosophe, tout est au mieux ...