Celia's profileL'Empire du Côté ObscurPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Ou ces sites et ces personnages que j'adule
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L'Empire du Côté ObscurJuly 02 La belette yakuza somnambuleC'est l'histoire d'une petite belette Qui aimait jouer au funambule. Malheureusement pour cette pauvrette, Elle était un peu somnambule. C'est l'histoire d'un petit ange Qui aimait jouer au démon. Malheureusement pour ce lutin étrange, Il ne savait pas dire non. Faut-il le dire, La belette rêvait d'amour si fort, Que ses yeux applaudirent Dès qu'elle vit l'ange près d'un port. Faut-il le dire, L'ange se consumait d'un amour presque mort, Alors son coeur se mit à bondir Lorsqu'il rencontra la belette sur le port. Côte à côte, les deux âmes esseulées Prirent le temps de manger, de rigoler et de s'amuser, Insouciants et nonchalants, Accaparés par leur bonheur naissant. Mais le petit ange avait un lourd secret Qui le rongeait de l'intérieur Et l'empêchait de se montrer tel qu'il était, Au risque de faire beaucoup d'erreurs. Mais la petite belette était la bonté même, Un être plein de générosité Et empli d'une chaleur suprême, Au risque de se faire berner. Alors le petit ange, de lui fatigué et déçu, Prit la décision une fois pour toutes D'affronter avec courage son destin saugrenu Et dévoila la faiblesse de sa route. Alors la petite belette, triste et en colère, Se jura de ne plus jamais tomber dans le panneau Et depuis, tel un yakuza amer, Saute et virevolte au-dessus des bateaux. C'était l'histoire de deux papillons dorés Qui avaient voulu dans les airs voler Et qui à force de se vouloir aimés Ont fini par les ailes se brûler. June 03 Ormai l'amore sei tuAinsi qu'elle l'avait - au fond d'elle-même - prédit, Adèle ne put mettre en oeuvre son plan. Elle n'avait pas réussi à se donner à son petit chou, comme elle l'appelait. Il est vrai qu'il était adorable ; il était extrêmement amoureux d'elle. Mais cela ne suffit pas. Elle n'arrivait simplement pas à imaginer un potentiel futur avec lui. Encore que, l'imaginer, elle y arrivait tant bien que mal. Mais le faire devenir une réalité était pour elle plus qu'impossible. Elle n'arrivait tout bonnement pas à l'aimer. C'est ce qu'il se proposait de lui offrir qui l'attirait, et rien d'autre. Alors elle comprit - une fois encore, car ce n'était pas la première fois qu'elle mettait à l'épreuve ce sentiment - qu'il n'y avait qu'une seule personne au monde qui comptait vraiment pour elle, qu'une seule personne au monde avec laquelle elle voulait faire sa vie, qu'une seule personne au monde qu'elle aimait vraiment, de l'amour le plus sincère, le plus fou et le plus total au monde : l'homme de sa vie. Son grand amour. Son seul amour, se disait-elle même. "Mais comment te faire comprendre que je t'aime, que c'est toi, que tu as chamboulé ma vie, que je te veux pour l'éternité, que je suis à toi", se demandait-elle sans cesse, s'imaginant face à lui. Et la question était des plus pertinentes, puisqu'elle savait - elle le connaissait bien mieux qu'il n'y paraissait, comme si leurs âmes étaient en interconnexion complète et parfaite - que c'est justement le genre de paroles susceptibles de le faire fuir, lui qui avait définitivement renoncé à la vie de couple. "Comment m'y prendre pour lui faire comprendre que je ne suis pas comme les autres filles, comment le faire réaliser qu'il serait heureux avec moi, et comment lui faire accepter qu'il fallait au moins essayer avant de condamner ?" Ces questions la torturaient. Elle savait que si elle allait trop loin, elle le perdrait, et pour de bon. Pourtant, elle savait aussi que couper les ponts serait certainement la seule solution pour qu'il se rende compte qu'il l'aimait lui aussi. Elle était cela dit persuadée qu'un jour viendrait, ils seraient réunis pour la vie. Mais elle était tout à la fois consciente, dans son cynisme qui la caractérisait, qu'elle était plus que probablement aveuglée par la croyance au prince charmant des contes de fées et en l'espoir des fins heureuses des films hollywoodiens. Un profond sentiment d'impuissance l'envahissait. Elle ne pouvait rien faire, mais elle n'en pouvait plus de ne rien faire. Pourtant, elle se raisonna. Elle se dit que finalement, si tel était son destin - aimer cet homme - elle ne voulait pas passer à côté de ça. On ne peut pas se battre contre son destin, elle en était définitivement convaincue. Alors elle décida de l'aimer de tout son coeur, de tout son corps, de toute son âme, autant qu'elle le pouvait et encore plus. "Ormai l'amore sei tu", murmura-t-elle alors en regardant les étoiles, priant pour que d'une manière ou d'une autre il l'entende, là où il était ... May 07 Rien, vraiment rien ?Non, rien de rien, non, je ne regrette rien ... Les paroles de cette chanson résonnaient dans la tête de Adèle depuis plusieurs jours. C'est quelque chose qui lui a toujours tenu à coeur : ne jamais regretter quoi que ce soit de sa vie. Même les pires choses, les plus graves bêtises, toutes les occasions manquées. On n'a qu'une vie - et elle passe si vite - alors ne la gâchons pas avec des regrets. Après tout, nos actions nous font, c'est la somme de tous les événements que l'on traverse qui fait de nous ce que nous sommes, qui fait que nous évoluons et que nous changeons. Malgré plusieurs épisodes peu glorieux de son histoire, malgré des moments difficiles, malgré l'acharnement du destin, pour rien au monde Adèle n'aurait voulu avoir un passé différent. Pourtant, elle était sur le point de faire une chose qu'elle risquait de regretter. Toute sa vie. Elle allait quitter l'homme qu'elle aimait. Car c'était la seule solution. Lui ne l'aimait pas. Il la voyait plutôt comme une petite soeur. Une personne pour laquelle il avait beaucoup d'affection et qu'il se devait de protéger, mais avec qui il ne pourrait faire sa vie. Pendant deux ans et demi elle s'en était accomodée. Elle avait toujours été là pour lui, elle avait tout accepté de lui, elle s'était donnée à lui, elle n'avait aimé que lui. Mais un jour, elle a dû ouvrir les yeux : ça ne pourrait jamais marcher. Trop différents, et trop pareils à la fois. Trop de passion, et trop de chimie d'un coup. Alors elle a compris qu'il fallait le laisser partir. Il était alors devenu pour elle un grand frère, quelqu'un pour qui elle avait beaucoup d'affection et un grand respect, mais avec qui elle ne pourrait pas faire sa vie. Peu de temps après, un petit extraterrextre a débarqué dans sa vie. Comme un signe du destin pour lui dire qu'elle avait pris la bonne décision. Un petit trésor d'amour, de tendresse, d'attentions, qui lui offrait sur un plateau d'or tout ce qu'elle aurait aimé recevoir de son grand amour. Tout ce dont elle croyait avoir besoin. Alors elle s'est engagée. Elle s'est laissé approcher. Comme un bébé animal curieux d'une nourriture appétissante tendue à lui par un être humain. Elle s'est alors retrouvée devant un choix impossible à faire, un choix lourd de conséquences. Pour elle. Et pour les autres. Elle ne voulait pas perdre son grand amour, mais elle savait qu'en le laissant pour son ptit chou, ce serait définitivement terminé entre elle et lui. D'un autre côté, elle s'était déjà trop engagée pour laisser son ptit chou. Au-delà de cette équation irrésolvable, les doutes et les questions l'assaillaient. Se priver d'un potentiel bonheur avec son ptit chou lui assurait-il vraiment un bonheur hypothétique avec l'autre ? Pourrait-elle toutefois seulement être heureuse avec ce ptit bonhomme transi d'amour pour elle ? Ne serait-ce pas hypocrite de profiter de ce qu'il lui donnait tout en espérant toujours au fond d'elle que ce soit son grand amour qui le lui donne ? Elle savait pourtant que quitter cet amour impossible - puisque pas partagé - était la seule solution pour qu'il se rende compte de la valeur qu'elle avait. Ce qui le ferait ainsi peut-être revenir. Elle savait que c'était le seul espoir qui lui restait. Mais pour elle, le quitter, c'était prendre le risque de ne plus jamais l'avoir. Et ce risque, elle n'avait pas le courage de le prendre. Elle ne pouvait simplement pas s'y résoudre. Elle préférait vivre malheureuse avec lui que malheureuse sans lui. Car elle savait que jamais elle n'aimerait quelqu'un d'autre comme lui. Bien qu'elle eût su qu'il est stratégiquement mieux de se marier avec quelqu'un qui nous aime plus qu'on ne l'aime, elle préférait plus que tout souffrir elle que faire souffrir les autres. Alors, incapable d'aimer, ne valait-il pas mieux rester solitaire comme un loup sauvage ? Car en fin de compte, elle se rendait compte qu'elle n'avait besoin de personne pour s'occuper d'elle, qu'elle ne voulait de personne pour prendre soin d'elle. Elle y avait certes cru. Elle avait pensé que c'était ce dont elle avait besoin. Un homme là pour elle, qui s'occuperait d'elle, prendrait soin d'elle, l'aimerait et l'idôlatrerait plus que tout. Mais elle avait enfin compris que ce n'était pas de ça qu'elle voulait. Ce qu'elle voulait, c'était simplement quelqu'un avec qui tout partager, qui lui tienne compagnie, qui soit une présence, une présence divertissante. Elle avait besoin d'un meilleur ami fusionnel. Son alter ego. Sa moitié spirituelle. Mais pour l'avoir vécu une fois, elle savait que même ça, ce n'est pas éternel. Alors soudain elle se demanda à quoi bon. La solitude est l'apannage des sages. A croire, donc, que c'en était une ... Car elle ne regrettait rien. April 20 De choses et d'autresJ'écrivais tout à l'heure dans un mail qu'il en faut peu pour être heureux. Non, en effet, je n'ai rien inventé, puisque la chanson le dit déjà. Mais, quand ça m'arrive, je m'étonne toujours du point auquel c'est vrai : il en faut vraiment très très peu pour être heureux. Finalement, c'est comme pour l'inverse (auquel je vous ai déjà habitués ...) : il en faut peu pour être malheureux. Comme quoi, bonheur et malheur sont frères. Peut-être pas siamois, ni jumeaux, mais très proches, en tous cas. Et comme quoi, la limite entre l'un et l'autre est très facilement franchissable. C'est comme pour la haine et l'amour. La limite est très fine. Ce qui explique peut-être aussi pourquoi des gens qui nous paraissent aller bien, qui sont adorables, joviaux, amicaux et serviables, peuvent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire péter un plomb et faire des choses abominables. Comme quoi, on ne connait jamais vraiment les gens que l'on côtoie. Comme quoi, tout peut arriver, à n'importe qui. Comme quoi, la vie ne tient qu'à un fil. C'est con à dire, et c'est très "bateau", sens commun et pas très scientifique comme discours, mais c'est tellement vrai. Comme quoi, finalement, le sens commun, ça ne plait peut-être pas aux scientifiques et aux universitaires, mais c'est la meilleure sociologie, parce qu'au plus proche de l'expérience. Je sais, je ne devrais justement pas dire ça, en tant qu'ethnologue et à moitié sociologue. Je devrais au contraire me targuer de cette fameuse distance critique qui fait de nous des scientifiques dignes de ce nom et qui est censée nous permettre de parler objectivement. Alors oui, distance critique, je veux bien. Il est clair et tellement évident que l'on ne peut juger d'une chose lorsque l'on est impliqué et que la distance permet la conscience. Le problème, c'est qu'ensuite, nos chers scientifiques se laissent aller, à mon avis, à de saugrenues supputations ensuite. Inventer des choses, c'est bien. Mais lorsque ça dépasse l'entendement, c'est que c'est un peu trop farfelu pour être vrai. Je pense toujours à notre cher Freud qui a tout ramené au sexe. N'est-ce pas un peu extrême, comme théorie ? Enfin. Loin de moi l'idée de me lancer dans une diatribe sur la pertinence des théories freudiennes. Ni sur celle des théories sociologiques. Quant aux théories ethnologiques ... Je crois pour l'instant encore préférable de garder mon jugement pour moi. Après tout, je me suis plutôt bien tirée de mes dernières épreuves en la matière, alors je vais jouer profil bas encore quelques temps. Mais il est évident qu'un jour ou l'autre, un écrit sortira sur le sujet ... Enfin bref. Ces quelques phrases sans grand rapport entre elles pour finalement dire que les horoscopes ne sont pas toujours si loin de la vérité. Ils m'annoncent un mois d'avril agréable, et ... il l'est. Coïncidence ou vérité, je ne me pose même pas la question. Je constate, c'est tout. On dira que c'est l'influence de Rome. Que ce mini voyage, même s'il ne s'est pas passé comme dans un rêve, m'a fait un bien fou. Que cette ville a un pouvoir particulier et très fort. Que l'Italie me donne des ailes. Ou le printemps. Et finalement, peu importe la raison, j'aime l'effet. April 05 rapport à la dernière phrase du dernier billetDe toute façon, puisque personne ne lit ces billets ni ne laisse de commentaire, peu importe que je n'écrive que des choses dépressives ... |
Ou les artistes et albums qui me font vibrer
Ou ces livres et auteurs qui me rendent insomniaque
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